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 Histoire de la Bucca et de la Confrérie

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Fils de Lugh
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MessageSujet: Histoire de la Bucca et de la Confrérie   Mar 31 Juil 2012 - 13:41

Après trois scénario d'introduction et pour ne pas trop trainer avant de lancer la chronique proprement dite (j'en ai un peu marre de refaire toujours le même scénar), voilà donc l'histoire de la confrérie de la côte et de la Bucca, votre camp de base.

Tous, vous avez commencé comme prisonnier de cette prison particulière et vous allez maintenant apprendre ce qui s'est passé. Pour ceux qui n'ont pas pas pu jouer le premier scénario, pas de problème car vous pourrez rejoindre l'ile plus tard ou dire que vous y étiez, chacun d'entre vous a commis des méfaits suffisamment éloquents pour justifier un emprisonnement. De plus, vos compétences justifient pleinement votre engagement dans ces évènements.

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"Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait "

"Tout le monde est un génie mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide " Albert Einstein.


Dernière édition par Fils de Lugh le Mar 31 Juil 2012 - 14:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire de la Bucca et de la Confrérie   Mar 31 Juil 2012 - 13:57

Les origines.


Tout commença sur l'île de la palabra de Dios, une masse de terre semi-tropicale sise au milieu de la Boca, la mer de Castille. La Palabra avait des ressources naturelles en quantité suffisante, mais la Castille ne parvint jamais réellement à la coloniser. Les insulaires élevaient des porcs et cultivaient des légumes, qu'ils exportaient ensuite sur le continent. Les eaux qui l'entouraient, encombrées de récifs et de bancs de sable et infestées de requins ou de gigantesques léviathans, étaient difficilement navigables. L'environnement marécageux de la Palabra constituait un terrain parfait pour la propagation d'épidémies et le fait qu'elle soit située au milieu du bassin castillan rendait toute présence militaire superflue. En 1550, elle ne contenait que quelques villages et de temps à autre des ermites.

A cette époque, un cardinal vaticin, Alfonso Ordunez, fit une inspection des prisons de Castille. ce qu'il trouve fut consternant : surpeuplement, hygiène déplorable, tortures insoutenables, pratiquées à la fois par les gardiens et les prisonniers. Il fallait mettre sur pied une autre manière de punir les criminels. Quelque chose qui les rapprocherait de Theus. Il proposa une innovation qu'il voulait révolutionnaire : une île pénitentiaire sans barreaux, sans murs et sans garde. Elle serait éloignée de tout pour protéger la population civile et assez grande pour contenir tous les détenus du pays. La Palabra de Dios était l'endroit idéal et, avec la bénédiction du Hiérophante, Ordunez transféra les paysans hors de l'île avant de commencer à la transformer en colonie pénitentiaire.

Elle reçu ses premiers forçats en 1563. Ils n'avaient ni gardiens, ni lois, ni provisions - seulement les ressources locales pour survivre. Ils devaient pêcher et chasser, cultiver la terre et construire des maisons pour s'abriter. Ordunez espérait qu'en créant leur propre civilisation, ils en apprécieraient les bienfaits. Malheureusement, les bagnards n'étaient pas du même avis. Près de la moitié d'entre eux furent sauvés par des pirates au cours des premiers mois de captivité. Les autres préférèrent s'entretuer plutôt que de s'entraider et l'île se transforma en champs de bataille entre bandes rivales.

En1571, Ordunez reconnut qu'il fallait prendre des mesures et supervisa la construction de mûrs autour de l'île pénitentiaire. "Non pour enfermer les prisonniers, se disait-il, mais pour empêcher la civilisation de venir jusqu'à eux." La muraille était protégé par d'imposantes forteresses dont les canons et les mortiers étaient pointés vers l'océan. Quiconque tenterait de s'échapper devrait affronter les soldats castillans et les "clans" devraient apprendre à se respecter sans quoi les geôliers les anéantiraient.

Pendant un certain temps, la présence de gardes armés permis une amélioration. Toutes les tentatives d'évasion échouèrent et les prisonniers commencèrent à envisager de s'occuper de manière plus constructive. Sous la houlette des soldats, ils bâtirent des habitations, labourèrent la terre et exportèrent même de la viande de porc fumé sur le continent. Ce fut d'ailleurs ce qui conduisit un agitateur montaginois à surnommer l'île La Bucca, en référence aux herbes utilisées pour assainir la viande.

Cependant, l'existence des "boucaniers" était loin correspondre au paradis attendu par Ordunez. La vie était dure et les prisonniers peu enclins à renoncer à leurs anciennes habitudes. De terribles côteries ravageaient périodiquement les terres (pour la conquête ou les biens) et les gardiens considéraient généralement les bagnardes comme des animaux nuisibles. Ceux qu'on envoyait sur l'île étaient en majorité des prisonniers politique, des voleurs de la pire espèce, des assassins et des fous furieux. le terme "boucanier" devint vite synonyme de criminel.

Avec de tels hommes, vivant dans de telles conditions, l'explosion était inévitable. En l'an 1600, les prisonniers (plus d'un millier l'époque) fomentèrent une terrible révolte à l'encontre de leurs geôliers. Usant d'armes fabriquées à partir de bois et de pierre, ils s'abattirent sur les forteresses,, vinrent à bout des gardes et s'emparèrent des canons puis de l'île. Les gardes, à un contre dix mais mieux armés, se battirent avec acharnement. Finalement, ils finirent par l'emporter, tuant neuf dixièmes des prisonniers. L'armée de Castille dépêcha plusieurs troupes pour renforcer la garnison. L'expérience d'Ordunez était un échec. La Bucca devint, pour la Castille, la prison où on envoyait les pires prisonniers, ceux qui étaient au delà de toute rédemption. Elle devint aussi le lieu où l'Inquisition enfermait ses opposants les plus dangereux.

En 1664, le Cardinal Verdugo prit le pouvoir en Castille. Maitre suprême de l'Inquisition, il profita de la mort du Roi et de la disparition du Prince héritier Javier pour dominer le jeune Sandoval (dix ans à l'époque) et orienter le pays comme bon lui semblait. La mort du Hiérophante puis la guerre entre la castille et la Montaigne intensifièrent le pouvoir des "robes rouges" (l'inquisition) et les voyages pour la Bucca se multiplièrent jusqu'en 1665.

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MessageSujet: Re: Histoire de la Bucca et de la Confrérie   Mar 31 Juil 2012 - 14:37

La Révolte


Fin 1664, un des gardiens de la Bucca découvrit trouva un homme mort aux portes du mur sud. Quand les soldats rapportèrent ce fait à l'Inquisiteur local, celui-ci devint pâle comme la mort. Le bagnard avait contracté la peste blanche. Le gouverneur de l'île mit immédiatement en quarantaine ceux qui s'étaient trouvés en présence du corps. L'épidémie commença à se répandre parmi les prisonniers et il fit évacuer les gardes, laissant les détenus à la merci de la peste.

Le mot d'ordre passa rapidement et les soldats commencèrent à évacuer dans la panique générale. Ils s'entassèrent dans des navires, se piétinant les uns les autres, sous les cris des prisonniers appelant au secours. Dans leur précipitation, ils n'avaient même pas pensé aux canons et avaient laissé des réserves de poudre monumentales à l'intérieur des forteresses. Une fois au large, ils comprirent qu'ils avaient été bernés.

Les prisonniers avaient simulé la peste en maquillant un cadavre et en simulant les symptômes grâce à un élixir concocté par certains des savants emprisonnés sur l'île. Un brillant détenu, Allende, avait organisé cette mascarade via une aide extérieure et anonyme. L'incident avait été organisé pour coïncider avec l'arrivée de deux cargos de ravitaillement destinés à la garnison. Arrivés à quai, les cargos devaient être interceptés par les bagnards déguisés en garde. ce qui leur fournirait un moyen de s'échapper.

Plusieurs éléments faillirent faire capoter ce plan brillant. Tout d'abord, les cargos arrivèrent deux jours trop tôt. Ensuite, certains bagnards à la solde de la garnison étaient prêts à s'en prendre aux mutins. Enfin, l'inquisiteur n'avait pas renvoyé toute la garnison et lui-même était resté sur place. Heureusement, la chance (par l'intermédiaire d'Alessio, une stregha sorte enfermée sur l'île) sourit aux prisonniers. Ils durent prendre des décisions difficiles (comme celle de tuer les chefs de la frange loyaliste), il durent livrer des combats acharnés (pour se débarrasser de l'Inquisiteur et ses hommes) puis ils durent tirer au canon sur les gardes qui avaient éventé leur plan. Tout se passa pour le mieux et le 4 primus 1665, les prisonniers tenaient l'île et deux bateaux pour fuir.

C'est alors qu'Allende proposa quelque chose de totalement novateur : un nation d'hommes et de femmes liés par une libre volonté et non par une religion, une culture ou une nationalité. Tous gouverneraient ensemble, dans un esprit d'égalité et de fraternité. ceux qui ne désiraient pas prendre part à l'expérience seraient libres de vivre comme bon leur semblerait, ceux qui resteraient deviendraient citoyens d'une nouvelle nation qui leur offrirait plus de possibilités qu'ils ne l'avaient jamais espéré. Exaltés par leur victoire, la majorité des anciens détenus acceptèrent et c'est ainsi que naquit la Confrérie de la Côte.

Une charte fut édictée, les bateaux furent armés, l'île est encore à explorer mais tout peut commencer. Vous êtes la Nation Pirate et rien ne semble irréalisable désormais.

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